Hausse de 2% des frais de scolarité à l'Université de Moncton : la FÉÉCUM déplore la situation


Le conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton a approuvé cette fin de semaine, la motion d’augmenter les frais de scolarité de 2% pour l’année 2022-2023.


Selon le président Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton Jean-Sébastien Léger, l’université a énuméré certains facteurs qui ont contribué à cette nouvelle hausse.


Les subventions gouvernementales n'augmentent pas à un rythme élevé, soient seulement d'un pour cent, alors que les dépenses augmentent quant à elle de 3% à 4%. L'université doit alors chercher des revenus vers une autre avenue et malheureusement, elle doit aller chercher ce revenu dans les poches des étudiants et c'est déplorable.

En septembre prochain, les droits de scolarité des étudiants canadiens vont passer à 7642$, une augmentation de 150$ par rapport à cette année. Les étudiants internationaux vont voir leur facture augmenter de 275$ pour se chiffre à plus de 14 000$. Une situation qui aurait pu facilement être évitée soutient la Féécum.


Deux ans plus tard, on s'aperçoit qu'il a un surplus budgétaire de 10 millions de dollars. Tout cela en 2020, il avait présenté et adopté deux autres hausses successives de 8% des droits de scolarités basés sur des cycles qui ne sont jamais arrivés. Alors la FÉÉCUM estime que l'Université de Moncton a les moyens financiers d'absorber la hausse des frais d'études et n'a pas la nécessité d'effectuer cette hausse de 2%.

Depuis plusieurs années, le gouvernement provincial investit moins en éducation postsecondaire dans le cadre de son budget. Cette situation complique la tâche des dirigeants de l’établissement universitaire qui doivent réaliser des compressions budgétaires. Jean-Sébastien Léger invite donc la province à augmenter sa contribution à l’avenir.


C'est une nécessité et il faut que le gouvernement provincial comprenne qu'investir dans l'éducation postsecondaire, c'est d'investir dans la croissance économique. C'est investir dans les services qu'on peut offrir dans la population, je pense notamment en santé, en éducation et en travail social à titre d'exemple.

Par ailleurs, le conseil des gouverneurs a annoncé un surplus de 1,2 million de dollars, mais n’a pas dévoilé son budget pour la prochaine année.


(Photo : Nouvelles CFAI)

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